Je stressais...
Poser mon pied sur scène était inimaginable avant ce jour...
Je tremblais...
Je ne penserais pas pouvoir chanter ...
Pourtant j'y suis arrivé. Ma voix fut douce à leurs oreilles et je fini par sourire.
Jamais je n'aurai cru qu'un concert pouvait être aussi stressant et magnifique à la fois.
Vers 1 heure du matin, tout le monde m'applaudissait et hurlait mon nom sous les étoiles.
Je ne pu m'empêcher de pleurer et de les remercier avant de rejoindre ma loge.
##########Et...
C'est à ce moment là que tout a commencé...
Lorsque j'ouvris la porte, un cri retentit. Tout de suite je reconnus la voix de ma cousine qui m'appelait en hurlant de plus en plus fort :
"Audrey ! AUDREY !!!!"
Très vite, j'accouru vers elle en suivant ses cris et c'est là que je l'aperçu : cette silouhette noire me regarda et me pointa de son couteau. Une grande flamme en moi me brûlait de peur.
Mais heureusement pour Maurine et moi, un jeune homme entendit les hurlements de ma cousine.
Il se précipita sur l'inconnu et ils se battèrent à coups de poing. L'inconnu finit par prendre fuite et notre sauveur, quant à lui, restait immobile par terre (, un bouquet de fleurs en main. lol C'est vrai ! xD)
J'étais sous le choc. Jamais je n'avais vu tant de violence.
Maurine qui, elle, avait déjà vécu ce genre de situation dès son plus jeune âge avait appris à aider les autres malgré sa peur, sa tristesse et sa colère. Tout en pleurant, elle s'avança près du corps immobile et mit sa tête sur la poitrine du jeune homme.
M - Il est vivant... Viens m'aider...
A - Je... J'a...
M - Viens m'aider !
Malgré le ton grâve que Maurine avait pris et les larmes qui coulèrent sur ses joues, je ne pu m'empêcher de l'admirer. Elle qui souffrait si souvent, elle qui pleurait en cachette, elle arrivait à sourire dans n'importe quelle situation et elle savait maîtriser ses sentiments les plus pointus. Je repris conscience de la situation et dis :
A - Je m'occupe de lui.
M - Je vais t'aider.
A - Non laisses moi faire. Tu en as assez vu.
M - JE VAIS T'AIDER !
Lorsque Maurine était triste, elle devenait un peu colérique. Je l'aidai à ammener notre sauveur sur le lit de ma loge et je préparais du café pendant que Maurine repenssait à ce qu'il s'était passé et à tous ses souvenirs d'enfances qui refaisaient surface. Elle tremblait. Elle stressait. Différemment de moi lorsque je mis mon pied sur scène. Cette ambiance ne me plaisait pas et je rompis le silence :
A - Tiens, voici ta tasse.
M - Merci...
A - Ne t'en fais pas, il va bien.
M - Il est juste évanoui !
A - Oui peut être mais on va s'occuper de lui avec les petites !
Maurine me sourit.
On les appelait tout le temps "les petites". En fait, c'était ma petite soeur, Clara, et sa petite soeur, Romy.
Nous avions beaucoup discuter de ce que l'on allait faire avec le blessé. Il était clair qu'à son apparence, il était étrangé à notre pays et avait participé au concert. Maurine finit par trouver la solution :
M - Il faut qu'il reste ici avec toi. Lorsqu'il sera réveillé, on essayera de le ramener chez lui le plus vite
possible. En attendant, je veux bien t'aider à le soigner. Il n'y a déjà qu'un lit dans ta loge et il est
casiment impossible de mettre un autre matelas. Je vais devoir rester dans ma loge et je ne saurai
pas t'aider durant la nuit mais, appelles moi si le problème est vraiment très grâve.
A - Bien sûr que je t'appelerai !
M - C'est parfait alors. Je vais rentrer dans ma loge. Il est déjà 3H30 et je dois aider à tout remballer !
J'ai pas envie...
A - Allez ne t'inquiètes pas pour lui ! Je le soignerai !
Elle quitta ma loge sur un de ses plus beaux sourires, mais je savais bien qu'au fond d'elle, elle était pensive... Et ce jour là, encore plus que jamais.